• Notre modèle alimentaire occidental est erroné,

    que fait-on alors ?

    1/ Changer de regard...

    Parfois les choses sont tellement simples, qu’on ne le voit pas, tant nous sommes habitués à résoudre des problèmes et à batailler.

     

    Parfois les choses sont tellement évidentes, qu’on ne le voit plus, tant nous sommes noyés dans un brouillard d’informations et contre-informations, d’opinions et de conditionnements, que nous n’avons jamais pris le temps de questionner.

     

    Parfois les choses sont tellement belles, qu’on n’ose pas se donner le droit de les mériter, tant nous dévalorisons ou masquons notre puissance adaptative et créatrice.

     

    Au rang des choses belles, simples et évidentes, se trouvent notre besoin alimentaire et l’extraordinaire puissance et efficacité de notre corps. Alors détendez-vous, asseyez-vous tranquillement et laissez-vous porter. Relax and seat back, disent les anglo-saxons. A la lecture des lignes qui suivent, écoutez votre ressenti et éventuellement la touche de soulagement qui risque d’apparaître…

     

    - pas besoin de faire des calculs savants de ce qu’on mange ni des rations alimentaires

    - pas besoin de se prendre la tête à monter ou s’imposer des repas ou journées équilibrées

    - pas besoin de petit-déjeuner

    - pas besoin de s’interrompre dans son activité car c’est l’heure du repas

    - pas besoin de manger si on n’a pas faim

    - pas besoin de cuisiner, de transformer

    - pas besoin de finir son assiette, sinon la poubelle, ce sera nous !

    - pas besoin de paniquer si l’on se retrouve sans rien à manger sous la main

    - pas besoin de manger avant une session sportive

    - pas besoin de se forcer à boire 1,5 L d’eau par jour

    - pas besoin de chercher le produit alimentaire miracle

    - pas besoin de consacrer autant d’heures autour de la préparation des repas !

    … et j’oublie encore beaucoup de pas besoin… n’hésitez pas, si vous avez des propositions !

     

    Avez-vous déjà fait le calcul du temps et de l’énergie que l’on consacre à la nourriture ? Essayer de faire l’addition temps et argent. Voici les moments à prendre en compte.

     

    Charge mentale et réflexion : s’informer, se former, choisir, prévoir, débattre ou négocier, sur ce que l’on va manger et comment le préparer. Acheter du matériel, des ustensiles, des livres de cuisine, trouver des idées sur le web ou ailleurs. Aménager la cuisine. S’engueuler avec ses enfants, ses parents, sa famille, parce qu’on n’a pas les mêmes besoins, les mêmes goûts ou envies au même moment… Calculer le budget. Comparer. Puis : faire les courses, ranger les courses, stocker, faire le repas, ou trouver le restau qui va bien, nettoyer la vaisselle, la cuisine, la table. Ranger la vaisselle. Nettoyer la cuisine. Vider et sortir les poubelles. Et souvent, à peine sorti de table, la question : et qu’est-ce qu’on mange ce soir ? Demain ?

     

     

    Ce rythme fou et cet esclavage autour de la question alimentaire n’est pas un besoin du corps.

    Mais une addiction de l’humain occidental. Manger, dans notre culture, relève plus de la toxicologie que du besoin vital. Nous sommes accros aux sucres raffinés et complexes et aux habitudes culturelles. Certains répondent : mais manger est un plaisir ! Comme d’autres disent : fumer est un plaisir…

     

    Oui, le corps humain est une machine magnifique. Dotée d’une capacité d’adaptation extraordinaire. Il lui suffit de peu, frais et de qualité. Et le corps s’arrange du caractère aléatoire et occasionnel. Bref, il nous permet d’être libres de la contrainte alimentaire ! Pas esclave.

     

    Nos corps savent se gérer eux-mêmes. Pas besoin de l’intervention de l’intellect.

    Le nourrisson auto-construit son corps de façon fulgurante. L’enfant aussi. Nos corps adultes s’auto- entretiennent et se réparent. C’est un service SAV intégré, sans que nous ayons à y penser.

     

    En milieu naturel, l’être humain mange : des fruits, des plantes ou légumes et parfois de la viande ou du poisson. C’est tout. C’est simple, facile, abondant, à disposition.

    Sans aucun besoin de travail ni de transformation. Sauf pour les produits animaux qui peuvent n’être que très occasionnels car plus complexes à faire passer à l’état de nourriture.

     

    Dans les aliments végétaux, tous les nutriments sont déjà là : vitamines, acides aminées, minéraux, enzymes, graisses, sucres. Prêts à l’emploi. Sans autres déchets pour nos corps que les fibres, qui ont leur utilité mécanique pour le transit intestinale et ainsi aider la gestion des flux d’évacuation des déchets produits par notre propre métabolisme (cellules mortes, gaz, molécules ou micro-organismes indésirables…).

     

    En milieu naturel, on mange lorsqu’on trouve à manger. Pas besoin de s’affliger une recherche effrénée trois fois par jour à heure précise sous peine de tomber… dans les pommes !

     

    Nos corps savent très bien gérer de longues périodes sans nourriture, en conservant une fantastique énergie et puissance. Car ils sont beaucoup mieux adaptés à gérer le manque de nourriture que l’excès !

     

    C’est toute la puissance de notre capacité adaptative, de notre caractère d’être vivant.

     

    Une voiture est une belle mécanique, mais il ne viendrait à l’esprit de personne de mettre du diesel dans une voiture essence. Car on sait très bien que cela ne marcherait pas et que l’on détruirait cette mécanique.

    En essayant de donner des farines animales à des herbivores, on a constaté que les vaches devenaient folles et que les moutons tremblaient.

     

    Pourtant, nous gavons nos corps de produits dénaturés, transformés, chimiques. De produits inadaptés à l’humain. D’aliments morts… et malgré tout cela, nos corps restent vivants ! Respect. Oui, immense respect pour nos organismes qui font tout ce qu’ils peuvent pour nous maintenir debout et nettoyer, évacuer tout ce qui ne leur convient pas. C’est un énorme travail dans notre civilisation moderne qui accapare tellement d’énergie à l’organisme humain. C’est marcher sur la tête, non ? Passer notre temps à devoir nettoyer les détritus que nous balançons inlassablement dans la maison.

     

    Mais nous vivons une époque formidable ! Il y a à peine 20 ans, la recherche scientifique et cartésienne validait tout juste que nos intestins sont notre second cerveau. Ce que les traditions savaient intuitivement depuis… des millénaires. Nous arrivons enfin à la conjonction des deux mondes - rationnels et intuitifs - et nous avons désormais toutes les clés et éclairages. Nous pouvons facilement voir le chemin.

     

    Et enfin avancer ! Avancer étant ici le contraire de stagner, s’enliser.

    Nous avons deux panneaux de départ très simples.

     

    « Je suis ce que je mange ». Tous les jours, nous apportons des briques de construction et du carburant à notre corps, pour qu’il fonctionne au mieux et renouvelle ses cellules. Meilleure sera la qualité des matériaux, meilleure sera la construction et solidité de l’édifice. Et moins nous déversons de déchets inutiles ou laissons trainer les poubelles, plus simple et efficace sera l’accès aux diverses zones du chantier.

     

    « Les intestins sont notre second cerveau » et 95% de la sérotonine (l’hormone plaisir/bonheur) y est produite. Certains affirment même qu’il s’agit du premier cerveau puisque l’embryon est un « tube digestif » primaire. Alors on se questionne : peut-on donc mettre n’importe quoi dans nos intestins-cerveau sans conséquences sur notre équilibre et notre bien-être mental et physique ?

     

    Respirer est une fonction vitale. A la naissance, le corps a ses ressources au-delà de tout modèle culturel pour respirer. De la même manière, manger est une fonction vitale et nous n’avons pas besoin de modèle culturel pour savoir nous nourrir. Pourtant la société occidentale nous impose une culture alimentaire qui complexifie tout le processus nourricier et nous éloigne de nos besoins réels. Mais nous arrivons au pied du mur et les maladies dites de ‘civilisation’, nous montrent désormais l’impasse vers laquelle cette culture alimentaire nous a dirigés. Cela crève l’écran. C’est donc le moment d’apprendre de nos erreurs et de pivoter.

     

    Objectif : retrouver la simplicité et la facilité de la fonction alimentation. Au même titre que certains ont retrouvé le bonheur d’une bonne respiration. Savoir écouter son corps plutôt que les publicités.

     

    Avancer oui, mais vers où ?

    Pour avoir un corps vivant, mieux vaut avoir une alimentation vivante. Raw food. Alimentation brute, fraiche, non transformée et non chargées d’additifs chimiques. Donc des fruits – mûrs ! pour les sucres naturels-, des légumes frais et éventuellement un peu de poisson ou viande de très bonne qualité.

    Cessons de jouer aux apprentis sorciers et faisons alliance avec la Nature. La Nature, c’est notre corps, c’est le monde végétal et animal qui nous entoure et qui nous accueille, qu’il faut respecter pour elle-même, pour nous et pour les générations futures. Car n’oublions pas que nous empruntons la terre à nos enfants. Un jour il faudra leur rendre…


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